Accompagnement du psychotrauma à Nîmes
Quand le passé s’invite dans chaque geste du présent.
Vous connaissez ce sentiment d’être en alerte permanente, même quand tout semble calme. Ce poids sur la poitrine, ce souffle qui reste bloqué, cette impression de regarder votre vie se dérouler derrière une vitre sans pouvoir vraiment y participer.
Le trauma complexe, c’est souvent cette sensation de vivre avec un corps devenu étranger, une maison qui ne vous appartient plus tout à fait. Avoir appris à se couper de soi pour survivre, à faire taire ses émotions pour tenir.
Nous ne cherchons pas à réparer ce qui a été brisé
Nous travaillons à rassembler les morceaux, avec une infinie douceur et à votre rythme.
Le travail commence par la stabilisation, pas par le récit. Il n’est jamais demandé de raconter ce qui s’est passé. Ce qui compte d’abord, c’est de retrouver un sol sous les pieds.
Mon expérience en clinique psychiatrique, au sein d’une unité pilote en psychotrauma, m’a appris à respecter la fenêtre de tolérance de chacun et à aller au rythme du plus lent en vous.
Réhabiliter votre peau, centimètre par centimètre
Pour beaucoup, le corps est devenu un lieu de danger. Négligé, détesté ou oublié, pour tenter de ne plus sentir.
Par le mouvement, en danse thérapie et en yoga, nous respectons attentivement votre fenêtre de tolérance. Pas de performance, de la présence :
- écouter les micro-mouvements, sans forcer
- sonder les zones de tension, sans crainte du jugement
- retrouver la sensation d’être ancré, ici et maintenant
Si le corps dit non, nous attendons. Nous créons ensemble un espace où votre système nerveux peut enfin baisser la garde.
Nous allons au rythme du plus lent en vous.
Exprimer l’indicible, en le nommant autrement
Parfois, l’histoire est trop lourde pour être racontée. Le trauma complexe fige la parole, rend les souvenirs flous, fragmentés.
L’art thérapie et l’approche jungienne permettent à vos parts intérieures de s’exprimer autrement. Ce qui ne peut être dit avec des mots trouve un autre chemin, prend une autre forme. Mettre à l’extérieur ce qui hurle à l’intérieur, sans avoir à le formuler.
Un espace hors du temps
La confiance est un immense défi. Je connais l’hypersensibilité aux bruits, aux regards, aux changements, au presque rien qui fait chavirer.
Dans mon cabinet à Cabrières, le cadre est un espace sûr. Rien n’est imposé. L’écoute est profonde, sans attente de résultat immédiat. Nous travaillons sur la stabilisation, pour que les déclencheurs perdent de leur force.
Vous n’êtes plus seul face à la dissociation, au vide. Nous avançons ensemble, à votre rythme.
Cet accompagnement s’inscrit en complément d’un suivi médical ou psychiatrique, jamais à sa place. Je travaille volontiers en lien avec les professionnels qui vous suivent.
En pratique
L’accompagnement du psychotrauma se fait en séances individuelles uniquement, au cabinet de Cabrières, proche de Nîmes. Séances de deux heures, 120 €.
Le rythme se décide ensemble et peut varier selon les périodes. Vous restez libre d’interrompre à tout moment.
Tout commence par un échange téléphonique de trente minutes, offert et sans engagement. Voir toutes les modalités
Questions fréquentes
Devrai-je raconter ce qui m'est arrivé ?
Non. Le récit n’est jamais un préalable ni une obligation. Le travail commence par la stabilisation : retrouver des appuis, une sécurité corporelle, des repères. Ce qui doit se dire se dira, au moment où ce sera possible, ou pas du tout.
Et si je ne sens plus rien, ou si je me dissocie ?
C’est une réaction de protection, pas un échec. Elle est connue et prise en compte. Nous travaillons par petites touches, avec des repères concrets pour revenir au présent, et nous ralentissons dès que c’est nécessaire.
Est-ce que cela remplace une psychothérapie ou un suivi psychiatrique ?
Non, et ce n’est pas son rôle. Cet accompagnement travaille par le corps et la création, là où la parole seule n’atteint pas toujours. Il complète un suivi, il ne s’y substitue pas. Si vous êtes suivi par ailleurs, je peux travailler en lien avec ces professionnels, avec votre accord.
Le travail corporel ne risque-t-il pas de raviver quelque chose ?
C’est une inquiétude légitime. C’est précisément pour cela que le travail respecte votre fenêtre de tolérance : nous restons dans une zone où quelque chose peut bouger sans vous submerger. Vous gardez à tout moment la possibilité d’arrêter, de vous asseoir, de ne rien faire.
Combien de temps cela prend-il ?
Il n’y a pas de durée type. Le travail sur un trauma complexe s’inscrit généralement dans la durée, avec des périodes plus intenses et d’autres plus calmes. Nous faisons le point régulièrement sur ce qui avance.
Et si je ne sais pas si ce que j'ai vécu est un « vrai » traumatisme ?
Cette question revient souvent. Il n’y a pas de seuil à franchir pour avoir le droit d’être accompagné. Ce qui compte, c’est ce que vous vivez aujourd’hui, pas la gravité supposée de ce qui s’est passé.
Un premier échange, sans engagement
Trente minutes par téléphone. Vous n’avez rien à raconter : simplement voir si ce cadre pourrait vous convenir.